EnquĂŞte mondiale KDS-ACTE 2007
Pour les gestionnaires de voyages d’affaires de grandes sociétés mondiales, la priorité est avant tout de garantir au meilleur coût la sécurité des collaborateurs en voyage. L’impact écologique des transports reste un paramètre secondaire.
- 67 % des entreprises n’ont pas de politique de développement durable en matière de voyage
- 80 % des entreprises ne mesurent pas les émissions de CO² dues à leurs voyages d’affaires
- 77 % n’envisagent pas de limiter les voyages pour réduire la pollution
Paris – Londres, le 13 février 2007. KDS, leader européen des solutions logicielles de gestion des déplacements professionnels en ligne et ACTE (Association of Corporate Travel Executives) publient les résultats 2007 de leur baromètre annuel. Pour les 206 gestionnaires de voyages d’affaires d’entreprises du monde entier qui ont répondu à cette enquête , les priorités restent la sécurité des collaborateurs en déplacement et le coût des voyages. L’impact écologique des transports demeure une préoccupation secondaire, voire marginale.
Plus de 88% des sociétés déclarent avoir mis en place des règles de contrôle des achats de voyage. 60% disposent d’un système de gestion de ces achats. Mais moins d’un tiers (32,5%) des entreprises déclarent avoir une politique d’achat de voyage comportant des règles en rapport avec le développement durable. Enfin, 35% déclarent travailler à la mise en œuvre de telles règles.
Cependant, les préoccupations liées au développement durable ne semblent pas impacter la logique des déplacements. Seulement 20% des entreprises disent être influencées par une politique voyage favorisant les transporteurs émettant moins de CO2 ou respectant une charte environnementale. Plus de 77% des entreprises n’ont pas envisagé de réduire leurs déplacements pour éviter des pollutions inutiles.
Les responsables d’entreprise ne semblent pas encore avoir pris en compte l'impact sur l'environnement, des déplacements professionnels. En effet, seul 19,8% des responsables voyage doivent produire des rapports sur les émissions de carbone générées par les voyages de leurs collaborateurs.
En définitive, l’enquête démontre que les priorités des entreprises restent avant tout la sécurité de leurs collaborateurs et le coût des voyages d’affaires.
Des entreprises perplexes face à un problème croissant
Selon la Mission Interministérielle de l'Effet de Serre (Mies) "l'aviation commerciale ne représente guère que 5% au maximum du réchauffement climatique dû aux activités humaines. Mais le trafic aérien augmente de 4% par an en moyenne et on estime que ses émissions seront multipliées par quatre d'ici à 2050".
Des sociétés telles que, Aegon, American Standard, Ericsson, Quintile, ou Unilever qui ont répondu à cette enquête illustrent bien la situation actuelle. S’il y a une réelle prise de conscience et une mise en place progressive de programmes d'audit des émissions en CO2 dans les grandes entreprises, elles butent actuellement sur la mise en place de solutions permettant de mesurer et de contrôler leurs émissions. Les sociétés déclarent regretter le manque d'outils de mesure des émissions et la quasi inexistence d'offres « écologiques » de la part des fournisseurs de voyage. Mais, la grande majorité affirme que ce sujet sera au cœur de leurs réflexions et de leur stratégie en 2007.
Pour preuve, ce commentaire d’un des Travel Manager ayant répondu à l’enquête : "Ma société est une multinationale présente dans 90 pays. Le développement durable est pour nous une priorité. La direction nous a demandé de produire un rapport sur nos émissions de carbone liées aux compagnies aériennes, aux loueurs de voitures, etc. mais il nous a été impossible de produire un tel rapport. Une alternative écologique pour le voyage d'affaires est quasi inexistante : les loueurs n'ont pas encore de véhicules hybrides disponibles et les compagnies aériennes n'offrent aucune alternative. De leur côté, les hôtels n'ont pas grand-chose d'autre à offrir que de ne pas changer les serviettes chaque jour".
Les actions concrètes
Les entreprises ne savent pas vers qui se tourner pour obtenir, de la part de l'ensemble des acteurs de l'industrie du voyage d'affaires, les informations permettant d'établir un audit sur leurs émissions de carbone. Certaines disent attendre ces rapports de leurs agences de voyages alors que d'autres souhaiteraient que le gouvernement impose des normes. Mais, comme l'illustre l'enquête ACTE - KDS, la plupart des entreprises semblent chercher à mettre en place leur propre système de mesure. Ces informations seront très rapidement essentielles pour les grandes entreprises devant rendre des comptes à leurs actionnaires. Elles leur permettront d’intégrer plus facilement leur politique de voyages et leur politique de responsabilité sociale d’entreprise (RSE).
